Prière du chapelet

Lundi : à 15H00 à LARCHE – 17H00 aux ROSIERS

Mardi : à 09H00 à COSNAC

Mercredi : à 15H45 à ESTAVEL

Jeudi : à 09H00 à USSAC

Samedi : à 17H00 à STE THÉRÈSE DES CHAPÉLIES

Il existe également des groupes du rosaire dans les différentes communautés locales de l’espace missionnaire. Alors n'hésitez pas à vous renseigner ! 

Origines du rosaire

Le « Je vous salue Marie » n’est pas apparu d’un seul coup. Cette prière à Marie est née peu à peu dans la piété de l’Église, pour ne se fixer dans sa forme définitive que vers 1500. Pourtant, dès le 12e siècle, saint Bernard contribua à développer cette prière à Marie sous la forme naissante du chapelet ou du rosaire. Et Saint Dominique au siècle suivant, en répandit l’usage, prescrivant à ses religieux de porter un chapelet à leur ceinture. La grande peste de 1349, qui ravagea tous les royaumes d’Europe, amena les foules à un surcroît de piété, qui contribua également à l’essor de la piété mariale. Et c’est en fait au siècle suivant que cette prière prit le nom de Rosaire.

Le Pape Pie V engagea l’Église entière à cette prière, face à l’avancée turque qui menaçait l’Europe. C’est ainsi que fut attribuée au Rosaire la victoire décisive de Lépante, en 1571. La fête de Notre-Dame du Rosaire, célébrée le 7 octobre, a été instituée par le Pie V en 1573, pour remercier Marie de cette victoire. En 1883, le pape Léon XIII décrétait solennellement que le mois d’octobre de cette année-là serait entièrement consacré à « la Saint Reine du Rosaire ». Depuis, le mois d’octobre, durant lequel comme au mois de mai, on prie particulièrement la Vierge, est appelé le mois du Rosaire.

Un chapelet de roses

Au sens strict, le chapelet est un « petit chapeau » ou comme une couronne. On avait en effet coutume, au Moyen Age, de couronner de roses les statues de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière, d’où le mot de rosaire.

Méditer l’histoire du Salut

Le Rosaire est ainsi une forme de prière répétitive et très simple, durant laquelle on médite sur la place de Marie dans le mystère du salut, pour s’y associer. Cette prière en effet n’est pas pure répétition : elle est méditation, accueil du mystère de Dieu qui touche et rejoint nos vies. Le chapelet ou le rosaire sont ainsi une méditation de l’Évangile, l’accueil pour le croyant, de la vie du Seigneur.

Au rythme de la vie humaine

Jean-Paul II à plusieurs reprises a redit la richesse de cette prière, ainsi dans cette homélie du 29 octobre 1978 :

Je voudrais, disait-il, attirer votre attention sur le Rosaire. […] Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière, nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Élisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Église s’associe à ces paroles. Sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus Christ. Réunis en Mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le Cœur de sa Mère, pourrions-nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité : c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur.

C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine.